Un jour votre frigo vous enverra des notifications sur facebook !

Facebook , Apple, Samsung ou Google ont la chance d’être des sociétés qui disposent d’un Cash Flow impressionnant de pas moins de quelques dizaines de dollars à dépenser chaque année.

Ceci explique la vague d’acquisitions de sociétés ou de prises de participations dans de nouveaux projets jugés potentiellement rentables à terme.

Facebook dans sa recherche de croissance externe a investi le marché des objets connectés. Pour y parvenir il a racheté 2 jeunes pousses pleines d’avenir : Parse en avril 2013 et la start-up française Wit.ai en janvier 2015. Avec Parse, Facebook est mesure de mettre à disposition des développeurs des kits de développement (SDK) dédiés aux terminaux mobiles et à l’internet des objets qui communiquent tous avec le réseau des réseaux. Ces SDK sont gratuits et open-source.

Grâce à Wit.ai elle s’ouvre de nouveaux horizons avec les objets connectés. Cette entreprise à mise au point un langage permettant d’entrer en contact par commande vocale via un smartphone avec l’internet des objets. A terme tous les objets connectés à la toile devraient pouvoir interagir avec l’utilisateur.

Un assistant vocal rend très intuitif l’apprentissage de ces nouveaux usages. Le développeur n’a quant à lui que 5 lignes de code à intégrer à son application pour la rendre interactive à la voix. Plus de 6000 d’entre eux utilisent déjà la plateforme Wit.ai. Ici aussi l’utilisation de la plateforme est gratuite. Mais qu’est-ce-que Facebook peut attendre de la part des objets connectés ?

Des données tout simplement. Et ces données sont un nouvel eldorado pour l’entreprise californienne. Elle saura via la transmission d’informations par les objets eux-mêmes ou par le relais de votre smartphone quelles marques de téléviseur, de porte de garage motorisée, de système d’alarme, de détecteur de fumée vous avez acheté et quels usages vous en avez.

Via les montres connectées (smart-watch) et les bracelets pour la santé, elle connaîtra votre taux de glycémie, le nombre de calories que vous avalez, votre fréquentation à la salle de gym, votre fréquence cardiaque…

Elle pourra ainsi facilement adapter les annonces qu’elle place sur votre compte Facebook lorsque vous vous connectez. Elle aura également la possibilité d’affiner encore davantage sa base de données sur les abonnés. Les annonceurs seront ravis de payer pour des informations toujours plus précises sur vos habitudes de consommation et sur votre style de vie.

Après tout ça, avez-vous encore envie de laisser votre frigo publier une notification sur votre mur ?

 

Facebook messenger disponible sans compte sur le reseau social

Vous êtes allergique au réseau des réseaux et vous avez de nombreux amis qui vous ont confié que pour discuter en chat ils n’utilisaient que Facebook Messenger.

Vous étiez prêt à renoncer à discuter en ligne avec tous ces contacts puisqu’après tout ils n’ont jamais voulu entendre parler de Skype, de Kik ou de WhatsApp.

Vous aviez tout de même hésité à déménager au Canada, aux USA, au Pérou ou au Venezuela lorsque vous aviez appris que Facebook Messenger était disponible sans compte Facebook préalable dans ces 4 pays depuis juin.

C’était sans compter sur Mark Zuckerberg et David Marcus (respectivement le fondateur/CEO de Facebook et le Directeur des produits de messagerie de ce réseau social) qui décidément pensent à vous !

Désormais depuis le 16 juillet pour ouvrir un compte Facebook Messenger partout dans le monde, il suffit après avoir téléchargé l’application mobile depuis Google Play ou l’Apple Store d’indiquer son nom, son prénom, de communiquer son numéro de téléphone et d’ajouter un photo de profil et vous voilà connecté à Facebook Messenger.

Le numéro de téléphone servant à vous identifier de manière unique et à parcourir la liste de vos contacts téléphoniques   via les autorisations accordées à l’application pour ajouter   à côté du nom de votre contact une icône. Skype, Kik et WhatsApp font la même chose rien d’alarmant à cela. Vous pourrez ainsi savoir qui utilise telle ou telle application de messagerie instantanée.

 

Pourquoi cette séparation entre l’application mobile et le réseau social accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette ?

Il s’agit de séduire une partie des 3 milliards d’internautes de la planète. Certains pourraient ainsi à terme devenir de nouveaux membres du site Facebook à la recherche de plus de partage avec leurs amis.Il y a actuellement 700 millions d’utilisateurs de Messenger dans le monde. Le marché à capter est donc de 2,3 milliards de personnes connectées à Internet. La croissance continue du nombre des utilisateurs est un critère de bonne santé selon les analystes financiers.

Quelles sont les différences entre un compte Messenger orphelin et un compte lié à Facebook ?

Toutes les fonctionnalités sont identiques entre les 2 domaines d’utilisation de cette messagerie instantanée (Voix sur IP, Appel en visio). Le seul plus qu’apporte l’inscription à Facebook est de pouvoir continuer une discussion en changeant d’appareil.

Les internautes auront-ils un coup de cœur pour Messenger ou WhatsApp qui a été racheté par Facebook en février 2014 continuera-t-il sur sa lancée ?

F-commerce acte II : le retour de Facebook ?

Cinq ans après sa première tentative infructueuse Facebook souhaite relancer le F-commerce. Cette deuxième tentative de monétiser sa base d’utilisateurs et de fidéliser les marques qui lui font confiance aura-t-elle plus de succès ?

Voyons les avantages que tout le monde peut attendre des f-stores (boutiques Facebook).

Facebook teste actuellement aux États-Unis cette solution d’espace d’achat pour tenter de devenir un acteur qui compte également dans le commerce électronique. Le f-commerce n’étant qu’une déclinaison du e-commerce.

En janvier 2015, Facebook annonçait détenir une base de 1,4 milliards de comptes actifs mensuellement. Beaucoup de marques sont désormais présentes sur le réseau des réseaux même si 70 % des pages de marques sont actualisées moins d’une fois par mois.

Facebook a su séduire les internautes en leur offrant le pouvoir de tout partager en ligne (photos, vidéos, statuts, avis, etc.).

Facebook a réussi le tour de force de segmenter ses abonnés pour mieux les connaître et pouvoir proposer aux annonceurs d’affiner leurs critères de sélection (âge, sexe, goûts, pages likées, lieu de résidence, revenu,…) avant d’afficher des annonces très ciblées sur les pages des internautes.

Avec la possibilité de partager sur Facebook ce qu’on vient d’acheter – par exemple sur Amazon – il y avait forcément quelque chose de plus à proposer.

Les cyber-acheteurs montrent sur leurs pages ce qu’ils viennent d’acheter et évidemment ils en parlent très souvent en bien. Facebook devenant de la sorte un super Ciao (site européen permettant aux consommateurs de donner leur avis et de noter des produits).

Facebook souhaite donc offrir aux marques l’opportunité de non plus seulement tenter de faire du buzz ou de fidéliser des internautes mais également d’afficher une boutique à partir de laquelle l’abonné Facebook pourrait directement commander un produit.

Ce f-store serait au choix de la marque disponible sur sa page Facebook ou intégré sur le site en ligne de la marque, la marque pourrait s’appuyer sur les recommandations et les avis positifs de vos contacts pour vous inciter à acheter son produit.

Dans un premier temps, Facebook cherche des annonceurs pour tester à grande échelle son concept. Pendant cette phase d’expérimentation Facebook ne prendra pas de commission sur les achats. Si le succès est au rendez-vous cela pourrait changer. Il ne reste plus qu’un verrou à faire sauter pour rendre l’offre alléchante auprès des 26 millions de Français ayant un compte Facebook : les rassurer quant à la question du paiement. Ils ne sont pas prêts à communiquer leur numéro de carte bancaire sur le réseau social.

Il faudra que les marques se tournent vers des solutions telles que Boosket ou Payvment pour ajouter la crédibilité de PayPal dans le f-commerce.

 

Excellente video youtube (en anglais) expliquant le F Commerce :